Les règles à connaître pour louer en AirBnB

Si les locations Airbnb ont la côte, elles ne sont pas sans risques. Pour louer en toute tranquillité, il y a des règles à connaître.
Le premier conseil de la CNCJ est de faire appel à un commissaire de justice en amont pour qu’il constate l’état du logement avant sa mise à disposition à autrui. Ainsi le constat servira de preuve incontestable pour se prémunir de tout litige éventuel à venir. Pour un propriétaire qui n’aurait pas réalisé ce constat et qui récupère son logement saccagé ou dégradé (vitres ou objets cassées, moquette et canapé tâchés, dégradations dans les parties communes…), il convient d’avertir les services de police et de déposer plainte.
En parallèle, le recours à un commissaire de justice peut s’avérer judicieux afin d’apporter la preuve, photos à l’appui, de l’existence de dégâts récents causés par les locataires Airbnb. Au nombre de 3800 sur tout le territoire, les commissaires de justice peuvent intervenir très rapidement ( moins de 24h) avant que la preuve ne disparaisse. Par ailleurs, l’intervention du commissaire de justice peut également porter sur le comportement des occupants (bruits, fêtes nocturnes, durée d’occupation des lieux dépassée).
Qu’est-ce le numéro d’enregistrement ?

Depuis 2021, les plateformes de location saisonnière ont l’obligation de suspendre toute annonce sans numéro d’enregistrement dans les communes concernées.
Dois-je payer des impôts ?
Il n’y a pas de lien direct entre la fréquence de location et l’imposition des revenus de l’hôte. Il s’agit de deux obligations distinctes. Chaque propriétaire a le droit de louer son habitation principale mais cela dans la limite maximale de 120 jours par an. Lorsque l’hôte aura atteint cette limite légale l’annonce sera automatiquement bloquée. En cas de dépassement il s’expose à une amende maximale de 10 000 €. L’argent gagné en tant qu’hôte sur Airbnb constitue en effet un revenu qui doit être déclaré et qui donne lieu au paiement d’impôts et de contributions sociales.
En revanche, la location meublée d’une ou plusieurs pièces de la résidence principale est exonérée d’impôt si les loyers annuels n’excèdent pas 760 €.
Puis-je sous-louer mon logement lorsque je pars en weekend ?

Mon locataire sous-loue sans mon accord, que puis-je faire ?
Si un propriétaire découvre que son logement est sous-loué sans son consentement, il peut faire appel à un commissaire de justice pour faire établir le constat sur internet de l’annonce publiée qui permettra de révéler le caractère illicite de la location au travers des nombreux commentaires des sous-locataires, de l’affichage du prix de la nuitée, de la date de parution de l’annonce et des périodes de disponibilité et saisir le Tribunal Judiciaire d’une requête aux fins de désignation d’un commissaire de justice.
Par cette procédure, le commissaire de justice se rendra sur les lieux loués avec l’aide éventuelle d’un serrurier sans que le locataire soit prévenu pour lui permettre de pénétrer par surprise et de constater la présence d’effets personnels des touristes, de pouvoir les interroger s’ils sont sur place, etc. Une fois le constat établi, il conviendra d’adresser une sommation au locataire de communiquer l’ensemble de ses relevés Airbnb afin de connaître le nombre de nuitées et les sommes perçues.

Dans un arrêt du 12 septembre 2019, la Cour de cassation a jugé que les sous-loyers perçus par le locataire suite à la mise en location de son appartement pour des courtes durées sur une plateforme de type Airbnb sans autorisation de son bailleur appartiennent par accession à ce dernier.
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